Le village sous l'eau, ou ma dernière visite
Publié le 12 Octobre 2015
La matinée n'aura pas été très productive. Mais ces derniers jours m'ont tellement fatiguée que je méritais bien un peu de repos. Je m'extirpe finalement (difficilement) de la maison vers 13 heures. Soudain, miracle. Voilà presque une semaine que je l'attendais, et il est enfin là. Non, il ne s'agit pas du dernier album des Arctic Monkeys (bien que j'aimerais beaucoup), mais bien du soleil. Et ce dernier vient accompagné d'une belle vague de froid qui ne rend la ville de Vienne que plus belle. Tout le monde est emmitouflé dans manteaux, bonnets, écharpes et gants. Le paysage est ainsi rythmé par la respiration des passants qui dégage une épaisse buée blanche. J'en arrive à me demander si je ne préfère pas le froid hivernal à la chaleur... (ce qui est, soit dit en passant, une bonne nouvelle pour quelqu'un qui prévoit de partir en Russie et de découvrir la Sibérie dans un futur proche).
Je retrouve donc mon homologue franco-allemande à la Landstraße Wien Mitte (soit le grand centre commercial de Vienne), où nous rejoint également Thilo, un de ses nombreux colocataires. Les trois compères que nous sommes se mettent ainsi en route pour le Hundertwasser Village (qui signifie littéralement "le village sous l'eau"). Dernier élément incontournable de ma checklist pour Vienne, cette ruelle se distingue du style majestueux du reste de la ville grâce à un aspect moins linéaire, plus coloré et extrêmement charmant.
En face du premier bâtiment, se trouve un grand espace décoré de la même façon avec de nombreuses boutiques (attrape touristes), un restaurant magnifique et des toilettes avec fontaine.
Pour trouver le second immeuble de la sorte, il faut encore avancer de quelques centaines de mètres, le long du canal. Tout aussi mignon, celui-là. Mais je regrette toutefois que le "village" se limite à seulement trois bouts de rues éparpillés ici et là...
Tout de même satisfaits de cette balade rafraîchissante, nous prenons le chemin du retour, bien décidés à faire des crêpes : aubergine-chèvre pour le plat, chocolat-banane pour le dessert. À quatre en cuisine, nous parvenons à nous mettre à table très rapidement.
Ça parle allemand, anglais par moment, et Manon prend son rôle de traductrice très au sérieux, afin de ne pas me laisser à l'écart. Ça rie, ça débat, ça partage. Je dois avouer que je commence à prendre goût à la colocation. Mais si j'apprécie tout particulièrement cette grande maison viennoise, c'est aussi et surtout parce que "ce sont les gens qui font le lieu".




