Le Maverick Hostel et la soirée pálinka

Publié le 10 Octobre 2015

Le Maverick Hostel et la soirée pálinka
Le Maverick Hostel et la soirée pálinka

Si le Maverick Hostel correspondait parfaitement aux photos et commentaires trouvés sur Internet, c'est le personnel qui nous a réservé son lot de surprises. À peine arrivées, nous sommes déjà invitées à une soirée pour goûter l'alcool hongrois par excellence : "La pálinka est aux Hongrois, ce que la vodka est aux Russes !", lance l'un des gérants de l'auberge de jeunesse. Impossible de refuser donc.

Nous prenons ainsi place dans de confortables fauteuils, entourés de l'équipe de l'hostel, d'un Américain et de deux Australiennes, chacun étant accompagné d'un shooter de pálinka aromatisé à la fraise (ou à la cerise, le sujet fait encore débat).

Première gorgée. Ma bouche est en feu. Je sens l'alcool descendre jusqu'à mon estomac. Je pense n'avoir jamais aussi bien ressenti mon oesophage. Deuxième gorgée. La réaction de mon corps est la même. Quant à mon visage, il oscille entre une expression de dégoût et une de surprise. À regarder autour, je vois que je ne suis pas la seule.

Pas peu fiers de faire découvrir leur alcool local à des étrangers de passage, les responsables de l'auberge de jeunesse nous invite à les suivre dans un restaurant qui ouvre le soir-même. Tout se passe donc à merveille : tout le monde se régale de son plat en discutant en anglais, langue de conversation par excellence. Tout se passait à merveille jusqu'à ce que le gérant du restaurant nous offre un petit digestif pour fêter l'ouverture de l'établissement. Un verre de pálinka (à la prune cette fois). J'échange un regard inquiet avec mon acolyte, puis décide de changer de tactique. Je trinque et boit le contenu cul sec. Je suis littéralement en feu.

À minuit, nous prenons finalement la route du retour. Je ne ressens même plus le froid et la pluie. "Avec ça, vous ne pourrez pas être malade !". Voilà au moins une bonne nouvelle.

Rédigé par Bouriaud Manon

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