La journaliste par en vadrouille
Publié le 6 Octobre 2015
Après une année de dure labeur (presque sans repos) et l'obtention d'un diplôme supérieur de journalisme tant espéré, je décide de me prendre quelques vacances bien méritées. Première destination : Vienne, capitale de l'Autriche et lieu de résidence par intérim d'une amie proche. L'occasion de ressortir le duo gros manteau-chapka et de décompresser.
Aux portes d'embarquement, seuls résonnent le bruit des pas et des distributeurs. La foule est absente, et les quelques badauds ici et là sont absorbés par leur téléphone, leur ordinateur, et plus rarement par leur journal. Dehors, il pleut. Cela n'aide en rien à améliorer l'ambiance déjà triste et grisâtre de ce mardi matin d'automne à Roissy. Quant à la porte d'embarquement de mon vol, elle demeure l'inconnue d'une équation dont les écrans d'information n'ont pas la réponse, et que je n'ai aucunement envie de résoudre. Je me tiens donc prête à courir au dernier moment jusqu'à l'autre bout du terminal, malgré mes quelques centimètres de talons. Comme dirait quelqu'un que je connais bien, "il vaut mieux toujours se préparer au pire".
