Incursion en 1ère classe
Publié le 6 Octobre 2015
Exténuée par deux courtes nuits d'affilée, j'ai juste le temps de sentir l'avion décoller avant de sombrer dans un sommeil profond. Assise au cinquième rang, je ne suis séparée de la business class que par un vulgaire rideau bleu clair (qui détonne avec le rouge criard des tenues des hôtesses de l'air et) qui se ferme à l'aide de scratches usés par le temps.
Réveillée en sursaut par une femme aux yeux bleus qui me propose une collation, je finie par m'attabler avec un café et une barre chocolatée (ou les joies de ne pas voyager en low-cost). Si toutes les personnes qui m'entourent sont également affublées de gobelets en plastique et de snacks en portion individuelle emballée, je peux apercevoir ce que "les plus riches d'entre nous" ont en guise de petit déjeuner : une part de gâteau au chocolat, une boisson chaude et un plat qui demeure inconnu jusqu'à maintenant, mais qui au vu des visages de ces hommes d'affaire en embonpoint, semble tout à fait correct. De l'autre côté du rideau, j'entends ainsi des bruits de vaisselle et ne peux retenir un sourire en les imaginant jouer à la dinette entre deux dossiers importants.
Les "privilégiés" à l'avant de l'avion ont donc dépensé une petite fortune pour s'offrir quelques journaux, de la vaisselle non-jetable, et sans doute un minimum de calme qu'ils n'auront toutefois pas. Quant aux sièges, ce sont les mêmes que le reste de la plèbe qui semble bien décidée à s'amuser du voyage. Une bonne affaire ?