Goûters viennois
Publié le 7 Octobre 2015
Entre Manons, tout est simple : même rythme de vie, mêmes envies, même gourmandise. Alors après un déjeuner qui se voulait léger, nous prenons la route pour le centre de Vienne. Trente minutes plus tard, nous posons nos pieds sur la place principale, où se trouve la cathédrale Saint-Étienne. Il pleut, mais notre balade s'annonce prometteuse.
Après avoir tourné dans plusieurs ruelles et hésité devant plusieurs cafés, nous craquons pour un minuscule établissement typiquement viennois. Nous prenons place auprès d'un charmant jeune homme, dont je sens que le regard posé sur nos deux personnes. Soudain, il lance dans un français parfait et presque sans accent : "Vous avez besoin d'aide pour la traduction ?". Regards étonnés, puis sourires amusés, nous passons par différentes émotions avant de nous prononcer.
C'est donc ainsi que nous avons rencontré Constantin. Constantin le Viennois qui a fait Sciences-Po Paris et connaît la capitale française comme sa poche. Constantin le bavard qui associe la France au mot "absurde" et assume même à plusieurs reprises des "inimaginablement absurde". Constantin qui, tout en restant poli et courtois, nous a offert un shot de vodka à même pas 4 heures de l'après-midi, "parce qu'il faut savoir boire à défaut de fumer pour partir en Russie".
Non rassasiées par un apfelstrudel partagé, nous nous rendons dans un autre café viennois pour déguster une part du fameux sachertorte (gâteau au chocolat et à la confiture d'abricot, généralement accompagné de chantilly). Avec nos boissons chaudes, nous avons l'air de parfaites Viennoises (enfin sans doute plus que le groupe de quadragénaires bien Französisch qui braille à quelques mètres de là).
Repues et heureuses, nous entamons une balade digestive dans le centre éclairé par de belles lumières, tandis que la nuit tombe, déjà.

