Coup de foudre à Vienne

Publié le 8 Octobre 2015

Vous avez dit déçue ? C'est un bien grand mot. Mais je dois avouer que je m'attendais à une plus grande excitation quant à la ville de Vienne. Serait-ce le temps ? L'absence (non négligeable) du guide du Routard ? Ou bien encore un simple manque de connaissance de la capitale autrichienne qui, de par sa grandeur, me laisse parfois pantoise ? Toujours est-il que malgré la beauté plus qu'apparente de l'ensemble architectural, il me manque ce petit quelque chose qui fait tout.

Et c'est en ce jeudi pluvieux et gris (le soleil ne prévoit pas de pointer le bout de ses rayons pendant la durée de mon séjour), que j'ai finalement trouvé le graal.

Cathédrale Saint-Étienne, Stefanplatz.
Cathédrale Saint-Étienne, Stefanplatz.

Cathédrale Saint-Étienne, Stefanplatz.

À 9h30, je débarque sur la Stefanplatz, découverte la veille, et dégaine mon jouet d'apprenti photographe dans l'espoir de prendre de beaux clichés. Mais, horreur. La lumière est quasi absente, les photos peu charmantes. Les ruelles défilent devant mon objectif, mais rien à faire, le résultat demeure décevant et terne. "Avec un beau ciel bleu, ça aurait tout de suite plus de gueule", ne puis-je m'empêcher de marmonner. Mais avide de découvertes, je persiste à photographier les grasse viennoises (littéralement, grasse signifie ruelle ; mais les dimensions sont loin d'être les mêmes qu'en France).

Opéra National de Vienne.
Opéra National de Vienne. Opéra National de Vienne.

Opéra National de Vienne.

Soudain, le miracle se produit. À quelques marches de là, au-dessus des rues, Vienne prend une toute autre allure (ou bien est-ce moi qui lui porte un tout autre regard). Vu d'en haut, l'Opéra est plus majestueux, avec ses calèches tout autour, et ses vendeurs de tickets postés à ses quatre coins dans des tenues dignes de l'époque de Mozart (homme phare de la capitale, en concurrence avec Gustav Klimt).

À partir de ce moment là, je commence à m'extasier devant toutes ces places, ces palais (tous les bâtiments ressemblent véritablement à des palais, boutiques et banques incluses). Je me surprends même à lâcher des "Боже мой !" (équivalent de "Oh mon Dieu" en russe) de temps en temps.

C'est aussi malheureusement le moment où je me retrouve face à divers groupes de touristes, suivant je ne sais quel drapeau ou parapluie (la deuxième option me semblant plus appropriée pour la saison).

La Hofburg de Vienne.
La Hofburg de Vienne.La Hofburg de Vienne.
La Hofburg de Vienne.

La Hofburg de Vienne.

Une fontaine, deux sublimes places et un troupeau d'étrangers plus tard, je tombe sur la Heldenplatz et la Hofburg de Vienne. La place est gigantesque et traversée par plusieurs axes routiers, uniquement pratiqués par des taxis. Le palais, devenu bibliothèque nationale, fait face à la statue d'un cavalier qui trône fièrement (son nom m'est quant à lui sorti de l'esprit), ainsi qu'à un charmant parc parfaitement arboré.

Plus rien ne m'arrête. J'enchaîne les rues et les photos (dont la luminosité n'en demeure pas moins médiocre), jusqu'à ce que mes jambes réclament un certain répit. Honte à moi, je prends place dans un Starbucks dont la devanture m'avait tapé dans l'oeil quelques heures auparavant. Installée avec mon thé aux épices et un gâteau à la cannelle, et bercée par les notes de jazz et les "Hallo !" enjoués du serveur, je reprends mon activité favorite : observer les gens.

Rédigé par Bouriaud Manon

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