Des moulins, une mouette et des moulins

Publié le 23 Octobre 2015

Voilà que ça commence à sentir la fin. Mais à la veille de mon départ, je suis bien décidée à en profiter jusqu’au bout et me prévois ainsi un programme chargé. À 10 heures, je suis dans le métro, à 10h30, dans le train et à 11 heures j’arrive à destination : Koog Zaandijk (la prononciation des mots reste pour moi un véritable mystère). Les seules personnes qui descendent sont bien évidemment des touristes que je tente de semer grâce à mon redoutable sens de l’orientation (et une ou deux cartes affichées ici et là).

Des moulins, une mouette et des moulins

Tout est calme dans les parages. Seule une boulangerie et ses quelques clients semblent animer la rue. La véritable attraction de la ville se trouve, elle, à quelques centaines de mètres de là, de l’autre côté du grand pont blanc. C’est là que se trouvent le (paraît-il) très connu champs de moulins à vent. J’apprends d’ailleurs au passage que cet endroit est réputé pour sa transformation de graines de cacao (car je doute qu’elles poussent ici, les graines, vu le temps merdique et le froid). Toujours est-il que ça sent bon le chocolat chaud un peu partout (ça change de la constante odeur de weed à Amsterdam). On en aurait presque le goût par moment.

Le soleil est absent (comme toujours, serais-je tentée de dire), mais le spectacle qui s’offre à mes yeux vaut quand même largement son pesant de cacao. Sur la rive gauche, de jolies maisons vertes aux liserais blancs (presque toutes les mêmes), faisant face à la rivière Zaan. Sur la rive droite, une longue route piétonne sur laquelle s’aligne fièrement une dizaine de moulins. Certaines ailes tournent, d’autres non. Certaines bâtisses sont des habitations (plus qu’originales et coquettes), d’autres sont des musées où l’on peut découvrir le fonctionnement d’un moulin et boire un chocolat chaud maison. Certaines personnes prennent des selfies pour le moins surprenants, d’autres préfèrent juste savourer ce magnifique paysage typiquement néerlandais.

Des moulins, une mouette et des moulins
Des moulins, une mouette et des moulins
Des moulins, une mouette et des moulins
Des moulins, une mouette et des moulins

Je marche jusqu’au bout de la voie et croise sur ma route un gros chat noir. Si ce dernier paraît au premier abord un brin ronchon et méfiant, il s’avère finalement très docile et câlin. Me voici donc accroupie auprès de cette belle bête douce et poilue qui produit de doux ronrons enchanteurs. C’est ainsi avec le plus grand regret que je me relève (difficilement) pour rebrousser chemin jusqu’au pont.

Mon nouvel amour de chat.

Mon nouvel amour de chat.

Arrivée là, je me lance à la conquête du lotissement que j’observais il y a encore trente minutes de la rive opposée. Dommage que je ne puisse pas visiter ces ravissantes demeures sorties directement d’un film de Noël. Heureusement, je ne tarde pas à trouver un dock avec un beau panorama. Là, un banc qui ne semblait attendre que moi m’offre une bonne demi heure de répit pendant laquelle j’observe et détaille un environnement digne de Don Quichotte.

Des moulins, une mouette et des moulins
Des moulins, une mouette et des moulins
Des moulins, une mouette et des moulins

Rédigé par Bouriaud Manon

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