Sur la route de Dalmatie

Publié le 21 Août 2015

Besoin d'air, d'air nouveau. Non pas que je me lasse vite, mais il était grand temps que je quitte Seget Vranjica. Alors de bon matin, je suis partie sur le belvédère où allait venir me chercher un bateau pour Trogir, accueillie par un soleil déjà brûlant.

Au loin, mon petit village de Seget Vranjica.

Au loin, mon petit village de Seget Vranjica.

Une fois arrivée dans cette belle petite ville croate, je n'ai pas résisté à l'envie d'errer encore une fois dans ses ruelles aux pavés glissants et beiges. Histoire de retrouver son odeur, ses places et clochers et son agitation autour du port. Agitation quasi inexistante à Seget Vranjica.

Le port et les ruelles de Trogir.
Le port et les ruelles de Trogir.
Le port et les ruelles de Trogir.

Le port et les ruelles de Trogir.

J'ai traversé les étals couverts de fruits et légumes, tous plus beaux et alléchants les uns que les autres, avant de m'assoir sur un banc de la gare routière. En attendant le bus pour Zadar (et non Godot), je subis avec un certain plaisir le soleil puissant qui nous avait quitté depuis quelques temps.

Mais soudain, mon idylle se brise. "On peut sans doute monter, il est ouvert !", lâche une femme corpulente d'un certain âge dont l'accent n'est pas sans me rappeler notre douce capitale... Je suis cernée par des Français de tous âges qui braillent de part et d'autre.

Comme souvent, voire toujours, le bus est en retard. Vingt minutes d'attente au soleil qui ne sont pas au goût des touristes, et encore moins des Français que j'entends râler et insulter les chauffeurs. Pas étonnant après qu'on ait une réputation d'énervés et d'arrogants. Mais le car arrive enfin, et je prends place à côté d'une vieille dame qui ne pipera mot jusqu'à la fin du trajet. Musique sur les oreilles, je me repasse en boucle les souvenirs déjà accumulés en regardant défiler le paysage. Et à ma plus grande surprise, le car s'arrête très régulièrement ici et là, pour déposer les locaux à des arrêts de bus minuscules, perdus au milieu de la cambrousse.

Le grand pont près de Šibenik, dont j'ai perdu le nom.
Le grand pont près de Šibenik, dont j'ai perdu le nom.

Le grand pont près de Šibenik, dont j'ai perdu le nom.

Entre quelques pics de sommeil bien mérité, j'admire les montagnes, les collines, la mer Adriatique, les côtes, villages et bateaux en tous genres. Un environnement propre à la Dalmatie qui m'est de plus en plus familier. Pas d'autoroute pour ce car, dont la climatisation me donne la chair de poule malgré les 30 degrés minimum à l'extérieur.

Nous longeons la côte sur une route aux nombreux virages (et j'en profite pour remarquer la conduite exemplaire du chauffeur qui trouve le moyen de doubler les voitures et prendre des virages serrés à toute allure). De vrais pilotes, ces Croates.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Hrvatska

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