Promenons-nous dans Paris...
Publié le 3 Septembre 2014
Après une longue pause mouvementée, me voici de retour en direct de la capitale où je me suis installée définitivement. Enfin pour un an.
La rue Crémieux, ou la rue calme et colorée du 12ème arrondissement.
Parce que tout est déjà rangé et que ce semblant de vie de femme au foyer commence à sérieusement me faire peur, je décide de partir à la conquête de Paname (comme certains l'appellent).
Me voilà donc munie d'un nouvel appareil photo (appréciez, Mesdames et Messieurs, la qualité des photographies), d'un guide original et de mes inséparables lunettes de soleil sans qui je ne verrais rien, errant dans les rues parisiennes qui me plaisent de plus en plus.
Un détour s'impose par la rue Crémieux. Un petit délice pour les yeux et les oreilles ; un arc-en-ciel au royaume du silence. Ce léger air de ressemblance du Trentemoult nantais me fait sourire.
Puis c'est parti pour la grande aventure. Ni carte, ni GPS. J'y vais à la one again, telle une baroudeuse de l'extrême.
Je traverse le pont d'Austerlitz et regarde le métro qui, pour une fois, montre le bout de son wagon à tout le monde. Je profite des allées ombragées du Jardin des Plantes et observe ce que font les gens. Je parcours tout le boulevard Saint-Marcel, rejoint la place Monge et reprends mes (mauvaises) habitudes de faire une halte au Starbucks. Je passe devant la Grande mosquée de Paris puis rattrape le Quai de la Rapée.
Le Jardin des Plantes et son manège.
Au loin, je devine le canal Saint Martin et me jette dans ses bras. Au bord de l'eau, chaque centimètre d'herbe aménagé est occupé par des ami(e)s, des couples, des enfants et tous semblent heureux. Le beau temps fait oublier la rentrée.
Tout au bout et tandis que je gravis les marches, j'aperçois deux femmes qui se font dorer la pilule au pied du pont. Sur le dos. Torse nu. En maillot de bain échancré. Si on ajoute les deux anorexiques que j'ai vues dans la rue, je pense avoir rempli mon quota de surprises pour la journée.
La place de la Bastille grouille de monde. En skate, en bus, à pied, en voiture, à vélo ou en scooter, chacun vaque à ses occupations. Je prends ensuite la rue de la Roquette, l'avenue Ledru-Rollin pour finalement retrouver le boulevard Diderot. Mes yeux ne quittent pas les façades, à la recherche de restaurants/bars/magasins/lieux en tous genres à tester.
Et finalement, je pense que je suis d'accord.
Ajoutez deux lettres à Paris : c’est le paradis.
Enfin, pour le moment.

