La "gravity" perd de son effet

Publié le 23 Octobre 2013

La "gravity" perd de son effet

Comment nous sommes chanceux, nous, étudiants de Strasbourg ! Le CROUS organisait ce soir sa quatrième soirée cinéma - je n'ai cependant jamais entendu parler des trois précédentes. À l'occasion de la sortie du - très attendu - film "Gravity", il était possible sous présentation de sa carte étudiante, de récupérer une place - et gratuitement, s'il vous plait - pour assister à la projection.

20h45, nous arrivons devant le cinéma Vox - UGC, je te suis infidèle. Il y a déjà foule et une question d'ordre majeur se pose : où est l'entrée ? Pas question d'arriver en avance et de récupérer de mauvaises places. Nous hésitons - encore et encore - et choisissons finalement une porte. La mauvaise. Celle de l'autre côté s'ouvre et un flot d'étudiants impatients - et sans doute affamés - se déverse dans le hall. Notre tour arrive. Comprimées contre des inconnus, nous franchissons la porte. Le temps de récupérer une boisson fraîche - qu'ils sont généreux ! - et nous entamons notre ascension - on se met dans l'ambiance. Nous trouvons une place tout à fait correcte et picorons du pop-corn - récupéré avant d'entrer - tout en discutant. Ça a du bon de se voir offrir boisson, nourriture et place de cinéma par sa ville d'adoption !

Les minutes passent et les pots - il y a peu, bien remplis - se vident à vitesse grand V. Il est 21h30. Nos estomacs sont repus, certains étudiants sont heureux des cadeaux qu'ils ont gagné en répondant à des questions - stupides - de l'animateur - sans charisme, nous sommes impatientes que le film commence. Enfin. Tout est fin prêt - ou presque, si l'on considère que la lumière juste à ma droite ne semble pas vouloir s'éteindre. Alors que la première image de la Terre s'affiche à l'écran, la pénombre se fait - finalement - dans la salle.

Ce qui suit à l'écran me laisse à la fois perplexe et impressionnée. Je suis subjuguée face aux images, toutes plus folles les unes que les autres. Techniquement, cela vaut le détour - la 3D aurait été néanmoins fortement conseillée. En ce qui concerne l'histoire, hum. Pour faire simple et clair : c'est un film américain. Et qui dit "américain", dit "prévisible". Film parfois ridicule sur les bords tant ce qui se passe est improbable et typique de ce qu'on a l'habitude de voir. Parce que les clichés sont justes repris et non remis en question - les Russes boivent toujours de la vodka. Parce que personnellement, si j'étais sur le point de mourir, je ne me mettrai pas à aboyer et hurler à la mort comme un loup un jour de pleine lune. Parce que l'histoire tient la trajectoire habituelle et connue de tous - ainsi, nous connaissons la fin avant même le début.

Bref. Un film à grand spectacle pour les yeux et de tout repos pour les neurones. Heureusement que le pop-corn et l'ice tea sont là pour faire passer la déception...

Rédigé par Bouriaud Manon

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