Diana vs. The Way

Publié le 7 Octobre 2013

Diana vs. The Way

À chaque jour son film. Alors Diana tombait parfaitement en ce dimanche d'octobre. À chaque film son ambiance. Alors je préfère les films à petits budgets. Mais à chacun ses gouts et ses couleurs. Alors voici les miens.

Après avoir vu des animaux morts, j'avais envie de changer d'atmosphère. Quelque chose de disons plus cosy, plus chaleureux - et ce n'est pas bien difficile. Notre choix se porte sur Diana. Étrangement, les garçons nous quittent ici - ils ont fuit à temps... Les critiques que j'avais lues étaient mitigées - tout comme moi finalement. Mais j'aime voir un film pour pouvoir me faire ma propre opinion et être capable de la défendre.
Je passe les portes de la salle, où il n'y avait d'ailleurs pas grand monde - mais où est donc la foule attendue ? Sans doute là où on ne l'attend pas.
À mon plus grand plaisir, les bandes annonces ont changé - il était temps, je commençais à saturer le Shérif Jackson, Adèle et sa vie et encore plus l'orgueilleux Robert Pattinson de la pub Dior. La salle tombe dans le noir. Et j'aime ce moment.

J'ai cependant beaucoup moins aimé ce que j'ai vu après. Je ne sais pas si ce film a été réalisé dans le but de donner une nouvelle - et dark - facette de Lady Di, mais si tel était le but, il est atteint. On voit en elle une petite fille prétentieuse, narcissique, gâtée, superficielle et manipulatrice. Dans ce film, Naomi Watts ne joue pas le rôle de la princesse Diana, elle tente franchement de l'incarner. Cela en devient grotesque à certains moments. Et je passe l'ambiance à l'eau de rose pendant deux heures - je comprends mieux la catégorisation "Love love" du magazine Illimité.
Si je devais retenir une leçon de ce film, elle serait la suivante. Le jour où je me fâcherai avec mon copain, je nettoierai son appartement de fond en comble et laisserai un baiser au rouge à lèvres sur le miroir de l'entrée. C'est prouvé, ça marche. Merci Diana !

Heureusement, aujourd'hui on est lundi. Autre cinéma, autre atmosphère. Au Star, on peut tout voir - et ceci n'est pas un slogan nul de chez nul mais la stricte vérité. Alors que je tente de m'extirper des toilettes dont la porte s'ouvre vers l'intérieur - quelle idée - j'aperçois une dame au dessus du lavabo lavant une grappe de raisin vert. Cette dernière, surprise de me voir débarquer pendant sa petite affaire, s'empresse de la remettre dans son sac plastique et quitte l'endroit du délit. Je m'approche. Je n'ai pourtant jamais été douée au Cluedo, mais je remarque que dans son empressement, la pauvre en a oublié un grain - Sherlock Holmes est en vacances, alors l'enquête attendra.

En entrant dans la salle, je ne peux retenir un - tout petit - cri d'exclamation : une dizaine de rangées d'environ 7-8 places chacune. Autant dire que c'est un salon de cinéma. Nous nous installons dans cette intimité presque dérangeante et le noir tombe. La phrase habituelle et nous voilà pour un long voyage de 2h08 - je ne serais rien sans mes guides. The Way - La Route Ensemble pour nous Français - commence.

Un homme de 70 ans environ, de type bougon - il n'est pas sans me rappeler ce bon vieux Mr. Fredricksen - fait du golf en Californie. À des milliers de kilomètres de là, son fils d'une quarantaine d'années meurt sous un orage alors qu'il débute à peine le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le bouleversement du vieil homme est tel qu'il décide de poursuite le chemin de son fils.
Nous sommes loin des films à gros budgets, du maquillage et des robes de grande valeur, loin des paparrazi et des buildings. C'est dans un retour à la nature que nous découvrons les personnages et leurs histoires. Touchants, eux-mêmes, réalistes, j'ai l'impression de suivre un documentaire tant ils me bouleversent. Je vis leur expérience - sauf que je n'ai pas mal aux jambes et que j'évite le sac à dos de 20 kilos - leur souffrance et leur peine.

Portée par cette belle histoire, je ne vois pas le temps passer. Mais cette scène - qui sera bien la dernière - a une odeur de fin. Un gros plan sur celui qui fut en quelque sorte notre héros du soir et le rideau tombe - et une métaphore, une ! Ce sont heureuses de leur visionnage que les deux compères quittent le cinéma dans la fraîcheur du soir qui arrive.

Bon. Ce n'est pas le tout, mais je vais aller faire mon sac. Partir loin, très loin et découvrir le monde. Des intéressés ?

Rédigé par Bouriaud Manon

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T
Moi !
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