Le jour de la Saint Pétersbourg [Partie 2]
Publié le 19 Mars 2016
Bien décidée à braver le froid, je reprends la route pour la suite de la visite. Seule cette fois. Musique sur les oreilles pour me donner du baume au coeur, me voilà partie. Je longe la Neva, passe tout près de l'Ermitage (le grand luxe) et traverse un premier pont, puis un deuxième, et enfin un troisième. Sur le chemin, je prends de multiples photos du parfait panorama que m'offrent ces îles et manque au passage de perdre mes oreilles et mes joues (j'avais sous-estimé le froid). Je ferme les yeux, augmente le son d'une musique rythmée et enfouis la tête dans mon écharpe. Je m'efforce d'avancer. Cette fois, je ne craquerai pas.
Une fois les dernières marches franchies, me voilà sur la forteresse Pierre et Paul, le berceau de Saint-Pétersbourg. Le lieu n'a rien d'exceptionnel et le vent y est encore plus fort. Je trouve heureusement refuge sur la petite plage de l'île où un gros tronc d'arbre couché en travers accueille mon corps meurtri par le froid le temps de quelques chansons.
En face de moi, sur l'autre rive de la Neva à moitié gelée, j'aperçois entre autres l'Ermitage et la Cathédrale Saint-Isaac. Les bourrasques fraîches s'abattent sur mes joues rougies par le froid. Je finis par reprendre mon parcours. Je me décide à prendre l'autre pont qui relit l'île au continent. Le soleil commence à nouveau à pointer le bout de son nez et c'est magnifique.
Le chemin du retour se fera le long du fleuve avec un son en boucle. Les rayons font concurrence au vent, et cet équilibre de température me permet de ralentir un peu la cadence pour admirer ce fabuleux spectacle que la chanceuse que je suis a sous les yeux.
Mais avant de retrouner à l'hôtel pour une soirée des plus tranquilles avec ma camarade russe, je m'autorise une ascension à 150 roubles jusqu'aux colonnes de la Cathédrale Saint-Isaac. Ascension qui me donne quelques frayeurs à cause du vertige. Mais cramponnée aux rembardes, je parviens à me hisser jusqu'à la plateforme d'où la vue est rudement belle.
La capitale du Nord étant une ville plutôt plate, ces quelques mètres de hauteur suffisent à offrir un sublime panorama aux plus courageux. Je fais plusieurs fois le tour et m'amuse à (tenter de) reconnaître les bâtiments. En regardant vers l'est, je peux voir l'ombre de la Cathédrale surplomber l'incroyable cité.