Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est

Publié le 18 Mars 2016

A peine sorties de la gare, nous somme frappées par le vent froid (et carrément puissant) du Golfe de Finlande. A ma plus grande surprise, le ciel est bien bleu et le soleil bien présent. Saint-Pétersbourg nous sourit.

Sur la droite et sur 4 kilomètres de long, s'étend la très connue Perspective Nevski. Je suis bluffée. Il y a 6 ans, j'avais les fesses sur une chaise de l'Université à Nantes et j'écoutais mon bien aimé professeur, Patrick Lemoine, nous raconter l'histoire de la ville et de son axe principal. Aujourd'hui, je foule ses pavés et admire son architecture.

Les bâtiments sont d'ailleurs particulièrement bas, quand comparés aux hauteurs de l'actuelle capitale. "C'est interdit par la loi de construire en hauteur", me rappelle Mila l'experte. En effet, Saint-Pétersbourg est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO et nombreux sont ceux qui se battent pour qu'elle le reste.

Quelques centaines de mètres plus loin, Mila me sourit et me prévient : "Mon endroit préféré est juste là". J'avance et je sens mon coeur battre la chamade. Lorsqu'on arrive vraiment à l'endroit en question, je ne saurais expliquer pourquoi mais je suis traversée par une puissante vague d'émotions. A ma gauche, la Cathédrale Notre-Dame-de-Kazan. En face, la Perspective Nevski qui mène vers l'Amirauté. A ma droite, au bout de la Moïka (un affluent de la Neva), la sublime Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé (ils aiment bien les noms à rallonge ici). Si les gens autour semblent habitués à cet incroyablement environnement, je suis bouche bée face à la beauté de celle que l'on surnomme la "Venise du Nord".

Pierre 1er a fait du bon boulot. Bravo mon Grand !

Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est

Merci qui ? Merci Mila ! La meilleure des amies russes nous a dégoté un parfait petit hôtel en plein coeur de Saint-Pétersbourg à un tarif très avantageux. Notre cocon n'est qu'à une petite dizaine de minutes à pied de l'Ermitage. D'ailleurs, en parlant du Palais d'Hiver, nous y voilà déjà...

Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est

C'est beau, c'est grand, c'est Piter. La place qui fait façe au sublime bâtiment bleu-vert et doré est digne de notre bien aimée République et accueille en son sein une statue que l'on repère de loin. Bon aller, assez trainé. On entre dans la cour du très célèbre musée et je peine encore à réaliser où je me trouve. Non mais vous imaginez ? J'ai l'un des plus beaux musées au monde sous les yeux. Enfin, encore me faut-il payer 600 roubles (le tarif pour les étrangers, histoire de bien vous rappeler que vous n'êtes pas d'ici) pour pouvoir entrer dans les galeries...

Dès l'escalier principal, ça envoie. Des peintures, des dorures, de l'argent et de l'or en veux-tu en voilà, ça sent le palais richissime à plein nez. Sur trois étages (enfin sur deux, parce qu'en Russie le rez-de-chaussée c'est le premier étage), nous passerons le plus clair de notre temps au deuxième. Si les toiles et sculptures sont absolument magnifiques, je crois être encore plus impressionnée par les salles que nous traversons. Chaque mur, chaque plafond, chaque recoin est parfaitement conservé et mis en valeur. Les photos parlent d'elles-mêmes.

Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est

Mais lorsque l'on traverse la place pour poursuivre l'exposition, la déception est au rendez-vous. Tout est moderne (bon, sauf les oeuvres, d'accord) et froid. On est bien loin des dorures du Palais d'Hiver. Pour la peine, nous accélérons la cadence et sortons rapidement de ces étranges locaux.

Lorsque nous sortons, le soleil commence à décliner et les rues sont remplies de passants qui se pressent sur les trottoirs. Un petit tour devant le Musée Russe, la Cathédrale Sur-le-Sang-Machin-Chouette, un petit tour le long de la Moïka et nous retournons à l'hôtel, exténuées. J'ai juste le temps de capturer quelques sublimes moments avant que le soleil ne disparaisse complètement.

Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est
Deux ans qu'on l'attendait, voilà qu'on y est

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Россия

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