Une petite maladie, et c'est reparti !
Publié le 26 Janvier 2016
Si mon petit coeur avait lui quelques petits pincements, c'est surtout mon petit corps qui a fait les frais de tant de changements : changement de ville, de pays, d'environnement et de climat. Et il faut croire que je n'ai pas très bien supporté les températures largement inférieures à zéro (autour de -20°C tout le week-end). C'est ainsi que sortie de nulle part, j'ai attrapé une bonne petite grippe comme on les aime. Corps brûlant (ça prépare doucement à la ménopause), un mal persistant et envahissant derrière les yeux et des courbatures dans des muscles que j'avais dû avoir oubliés (malheureusement pas grâce à ma séance de sport de fin de semaine). Autant dire qu'une fois dans cet état, je n'ai mis la truffe dehors que dans le cas d'extrêmes contraintes.
Toujours est-il qu'en ce mardi bien plus doux (-10°C au compteur), je me risque à nouveau dans les rues moscovites. Enfin ce que je risque surtout, c'est de mettre mon pauvre portable à l'épreuve du froid. Épreuve qu'il a supporté une bonne quinzaine de minutes avant de s'éteindre tout simplement sans prévenir (ce qui explique le sérieux manque de photos dans le papier du jour). Je descends donc du métro à la station Kitaï Gorod, qui littéralement signifie "la ville chinoise". Mais aucune Chinatown aux alentours, ni ailleurs d'ailleurs...
Elle vous avait manqué ? À moi, oui. La Place Rouge est devenue un détour obligatoire lorsque je suis en ville (réaliser son rêve plusieurs fois par semaine, ce n'est pas donné à tout le monde). Aujourd'hui, elle est là, un peu plus bondée que d'habitude. De nombreux Russes et quelques touristes que l'on peut compter sur les doigts d'une main prennent un malin plaisir à se prendre en photo avec la très fameuse basilique en arrière-plan.
Puis je tourne sur la Ilinka Oulitsa, LA rue qui regroupe de très nombreuses banques et compagnies financières, ainsi que la Bourse de Moscou (qui arbore un style néoclassique et une façade aussi saumon que les pages du Figaro).
Enfin, j'arrive sur la (dangereuse) Lioubianskaya Plochad' où se trouve l'ancien bâtiment du KGB (et très probablement celui de l'actuel FSB). Gare à vous !
Les doigts engourdis par le froid qui me rappelle durement sa présence, je me décide finalement à rentrer après seulement une heure et demi de balade.
Dans le métro, une babouchka un peu trop pressée me lance des "bouistreye, bouistreye" ("plus vite, plus vite) insistants. Je la congratule d'une sourire malicieux lorsque je descends de la rame au rythme de la foule qui me précède. Non mais, je ne vais pas laisser marcher dessus par une vieille Russe aigrie couverte de la peau de nos amies les bêtes à poil !


