Wien Pratersten, ou la fête foraine fantôme
Publié le 7 Octobre 2015
Il pleut. Manon, mon hôte et amie est déjà partie. Il fait bon et chaud sous la couette. Morphée m'appelle et me tend ses bras... Mais non. Allez debout, Vienne m'attend.
Alors je me lève, me prépare, et découvre un temps encore pire que celui imaginé, dès le pas de la porte : température relativement basse, pluie en crachin et bon vent qui annonce un hiver rugueux. Tant pis. Je suis déjà dehors et il est hors de question de renoncer. Je saute dans le tramway, puis dans le train en direction de Pratersten, le parc le plus réputé de Vienne.
Seule une vingtaine de minutes sépare Floridsdorf de ma destination, mais je commence déjà à regretter ma venue. La pluie s'est accentuée, mes lunettes sont couvertes de gouttes et de buée, et ma chapka ressemble désormais à un vieux chien mouillé.
Quant au parc d'attractions, on dirait un Disney Land géant abandonné. Pas un chat en vue (qui aurait l'idée de s'y aventurer par un temps pareil ?). Le temps semble s'être arrêté. Tandis que je déambule dans les allées, mes yeux oscillent entre les différents manèges, immobiles. Je reconnais la fameuse grande roue et repère plus au loin, l'attraction que j'espère avoir le temps de faire avant mon départ.
Corps gelé, pieds trempés, allées désertes, ambiance inexistante, tout me pousse à faire demi-tour. Mais en quittant cet étrange lieu, je reste persuadée d'une chose : ce n'est que partie remise.



