Trop, c'est trop !

Publié le 9 Octobre 2013

Trop, c'est trop !

Le mercredi soir, je suis généralement fatiguée. Surtout quand je suis debout 7 heures pour pouvoir travailler au maximum. Bon. Le cours d'informatique de 10h à midi - une grosse blague - est plutôt considéré comme une récréation. C'est d'ailleurs le moment où l'on décide généralement du film du soir. Cette fois-ci, pas une seule hésitation. Nous irons voir la Palme d'Or de Cannes - je l'ai rarement fait. Je retire ce que j'ai dit. J'avoue hésiter une seconde - ou plutôt 2 minutes - lorsque je réalise que l'oeuvre d'Abdellatif Kechiche dure 2h59 - l'excuse pour ne pas dire 3 heures. Allez soyons fous, c'est parti !

Une après-midi de travail plus tard, je retrouve une de mes compères de cinéma - une nouvelle recrue de la carte UGC Illimité - devant Rivétoile. La borne nous donne gentiment nos billets et direction salle 25. Comme je l'attendais - et encore plus pour un jour de sortie - nombreux sont les curieux à s'être réunis ce soir.
Je me demande maintenant s'ils ont tous été aussi déçus que moi.

Alors bon, j'avoue ne pas être une critique de cinéma digne de ce nom, et n'être qu'une simple étudiante qui s'exerce à l'écriture quotidienne - je pense que la nausée qui m'a pris dès le début du film et dont je n'ai pu me débarrasser n'a pas aidé - mais la déception fut à la mesure de la longueur du film.

Le mot qui correspond à ma première impression en sortant est "TROP". Ce film est trop - je pense que ça le résume bien. Déjà, trop long. Il est difficile de garder l'attention d'un spectateur si longtemps sans le perdre. Trop cru. Les scènes de sexe - plus qu'explicites - à répétition et sans doute dans le but de choquer, ça n'arrange pas les nausées. Trop sale. Voir une jeune fille qui ne ferme jamais la bouche - sans doute à cause de sa physionomie, mais quand même - qui ne se mouche jamais, qui ne sait pas manger - et le plat de spaghetti boloniaise apparait au moins 4 fois pendant le film - ça finit par donner mal au coeur.

Certes, cette oeuvre propose de jolis tableaux, une jolie histoire d'amour de jeunesse entre deux jolies - ou presque - filles. Mais si on n'accroche pas, on subit. Au-delà du film en soi, j'ai pu remarquer que les deux femmes derrière nous ont passé près de 3 heures à parler. Sans même penser au bruit occasionné, cette tentative - ratée - de faire passer leur gène devant les scènes d'amour m'a beaucoup faire rire.

Je suis sortie de là encore plus fatiguée, le ventre en vrac et avec une envie dévorante de retrouver mon lit. C'est avec le bourdon, une boule dans le ventre et les larmes aux bords des yeux que je m'endors ce soir.

Rédigé par Bouriaud Manon

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